Les atteintes rhumatismales et inflammatoires du rachis, telles que la spondylarthrite ankylosante, provoquent des douleurs et une raideur progressive de la…
Les atteintes rhumatismales et inflammatoires du rachis, telles que la spondylarthrite ankylosante, provoquent des douleurs et une raideur progressive de la colonne vertébrale, nécessitant une prise en charge médicale spécialisée.
Les atteintes rhumatismales et inflammatoires du rachis regroupent les maladies dans lesquelles la colonne vertébrale est le siège d'une inflammation chronique : spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde (atteinte du rachis cervical), rhumatisme psoriasique ou maladies apparentées. Elles peuvent conduire à une raideur progressive, voire à une fusion des vertèbres.
Les douleurs sont de type inflammatoire : présentes la nuit et au réveil, avec une raideur matinale prolongée, améliorées par l'activité. Le diagnostic repose sur l'examen clinique, le bilan biologique (marqueurs de l'inflammation, HLA-B27) et l'imagerie (radiographies, IRM des articulations sacro-iliaques et du rachis).
La prise en charge est avant tout médicale, en collaboration avec le rhumatologue : anti-inflammatoires, biothérapies, rééducation et entretien de la mobilité. La chirurgie du rachis intervient en cas de complications : fracture sur rachis ankylosé, instabilité cervicale, déformation sévère en cyphose nécessitant une ostéotomie de correction.
Un suivi rhumatologique régulier permet d'adapter le traitement de fond et de surveiller l'évolution de la maladie. Chez les patients au rachis ankylosé, toute douleur nouvelle après un traumatisme même minime doit faire rechercher une fracture.